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La météorite du 17 janvier dans l’Est de la France

par François Meyer - publié le , mis à jour le

La météorite du 17 janvier 2014 a été vue par bon nombre de témoins
dans tout l’est de la France, et ce grâce à une opportune trouée
de quelques heures dans la couche nuageuse tenace de ce début d’année.

Sur la nature de l’objet, il n’y a plus guère de doute, c’est bien un bolide,
une météorite brûlant dans l’atmosphère terrestre. Ceux qui en doutent
encore peuvent comparer la vidéo mise en ligne par Gilles Munsch
à l’une
de celles prises lors de la chute de la météorite de Tcheliabinsk en Russie.

Météorite de Tcheliabinsk
Météorite de Tcheliabinsk
Une image extraite d’une des nombreuses vidéos de la météorite de Tcheliabinsk, le 15 février 2013.

Si cette dernière mesurait sans doute plus de 10 mètres et a causé
des dégâts considérables ainsi que quelques centaines de blessés légers,
celle de vendredi dernier mesurait sans doute moins de quelques dizaines de
centimètres. Difficile à dire exactement. Des objets de ce type terminent
régulièrement leur périple au cœur du système solaire dans la haute atmosphère
de la Terre : à des vitesses pouvant varier entre 10 et 70 km par seconde,
seuls les plus gros objets (> 1m) ont une chance de voir quelques-uns de leurs fragments atteindre
le sol, les plus petits se consumant intégralement. La masse, la taille,
la direction d’origine de l’objet sont difficiles à déterminer, il est donc
également difficile de savoir si et où il y a une chance de retrouver des fragments
au sol.

C’est à toutes ces questions que FRIPON se propose de répondre très bientôt.
C’est un réseau, couvrant toute la France, de 108 caméras ’Allsky’ qui surveillent 24 heures sur 24 l’intégralité
de la voûte céleste, jour et nuit, pour y détecter des phénomènes lumineux inhabituels,
et en premier lieu les météorites comme celle de vendredi dernier.

En Franche-Comté, 4 caméras seront installées, à l’observatoire de Besançon,
au planétarium de Belfort, au lycée Xavier Marmier à Pontarlier et
une dernière près de Saint-Claude. Nul doute que ces 4 caméras (et d’autres
dans l’est de la France) auraient enregistré l’événement de vendredi ce qui
aurait peut-être fourni des réponses beaucoup plus précises sur
la nature et l’origine de l’objet tombé ce soir-là. Affaires à suivre donc à partir de mai 2014, qui verront les
108 caméras être déployées progressivement jusqu’en décembre et commencer
à enregistrer sur tout le territoire des bolides encore plus spectaculaires
que celui du 17 janvier.