Le 12 août 2026 se produira une éclipse totale visible notamment en Espagne. Depuis la France elle ne sera que partielle. Pour Besançon l’éclipse commencera à 19h25 (heure française). L’obscurcissement maximal sera de 91,8% à 20h19 mais attention, cela ne se produira qu’à 4° de l’horizon Ouest-Nord-Ouest, c’est extrêmement bas et le moindre obstacle compromettra l’observation. Le Soleil se couchera (sur l’horizon théorique) à 20h53.
À Besançon l’AAFC proposera une observation à la Malcombe, voir sur leur site Internet.
Les éclipses se produisent lorsque la Lune se place devant le Soleil occultant totalement ou partiellement le disque solaire depuis la Terre, ceci lors de la nouvelle Lune.
Pour consulter les autres sites d’observations prévues en France, c’est ici.
Ainsi que la carte détaillée de l’IMCCE permettant de connaître les paramètres précis dans votre lieu d’observation (zoomez et cliquez sur la carte).
Observation sans instrument
La luminosité du Soleil est très dangereuse pour la vue et entraîne des dommages irréversibles si l’observation n’est pas réalisée correctement. Durant l’éclipse, on peut être tenté d’observer directement : la luminosité étant moins forte, on peut avoir l’impression que c’est tolérable. Cela ne l’est en réalité absolument pas, y compris avec des lunettes de Soleil. Après chaque éclipse, on constate une augmentation des consultations chez les ophtalmologistes de la part d’imprudents. Malheureusement, la médecine n’est pas encore capable de réparer les dégâts dus à une observation du Soleil mal effectuée, et les dommages sont permanents.
Le moyen le plus simple et sûr reste l’utilisation de lunettes spéciales éclipse. Vous en trouverez chez les opticiens, dans certaines pharmacies ou avec certaines revues d’astronomie. Attention : ne réutilisez pas celles des éclipses précédentes, car des micro-rayures invisibles ont pu les endommager. Veillez à ce qu’elles portent la norme ISO 12312-2. Ces lunettes filtrent la quasi-totalité de la lumière (1/100 000ème) : vous ne verrez à travers elles que le Soleil, et rien d’autre. Oubliez absolument les bricolages maison (verre fumé, CD, papier aluminium, etc.). Même si la lumière visible vous paraît atténuée, ces astuces ne bloquent pas les rayons infrarouges et ultraviolets, tout aussi dévastateurs pour vos yeux. Enfin, rappelez-vous que la rétine ne possède pas de récepteurs de douleur : la brûlure est totalement indolore sur le moment, mais les dégâts, eux, sont irrémédiables.
S’il est exclu de regarder le Soleil directement, il est toujours possible d’observer l’ombre des objets environnants. Notamment, lorsque la lumière passe par un petit trou, l’image du Soleil se retrouve en quelque sorte projetée sur le sol.
Avez-vous déjà remarqué que, sous des arbres au feuillage suffisamment dense, les rayons du Soleil forment des cercles ? Pourtant, il n’y a aucune raison pour que les trouées entre les feuilles soient circulaires. En réalité, les rayons étant contraints de passer par un point précis, ce n’est plus la forme du trou qui est projetée, mais l’image du Soleil. Cela permet de percevoir la progression de l’éclipse. Pour profiter du phénomène, l’un des objets les plus efficaces est une passoire. Tendez-la à une certaine distance d’une feuille blanche (à plus d’un mètre) : vous devriez voir apparaître plusieurs images du Soleil sur la feuille.
Observation aux instruments.
Si l’observation sans instrument est déjà dangereuse si elle est mal effectuée, c’est encore pire avec un appareil. En effet, les instruments (jumelles, longues-vues et télescopes de diverses sortes, mais aussi appareils photo avec visée à travers l’objectif) amplifient la lumière des centaines, voire des milliers de fois. Une simple loupe permet déjà de démarrer un feu, et les instruments d’observation se comportent comme de très grosses loupes : vous n’avez donc pas envie de mettre votre œil à cet endroit ! L’usage des lunettes spéciales éclipse pour observer à travers un instrument n’est pas possible : elles seraient détruites immédiatement et leur porteur ne serait plus protégé, avec les conséquences d’une observation à l’œil nu.
Pour observer, il faut un instrument spécialement prévu pour cet usage ou équipé d’un filtre, lui aussi spécifique et de bonne qualité (les filtres à visser derrière l’oculaire, vendus à une certaine époque, ne sont pas fiables). Consultez bien le manuel fourni avant toute utilisation.
Ces instruments permettront de voir l’éclipse mais aussi probablement les taches solaires. Dans le cas des instruments équipés de filtres H-alpha, c’est à dire ayant la particularité de ne laisser passer que la lumière émise par l’hydrogène, les protubérances devrait être visibles. Un tel filtre permet en effet d’observer ce phénomène autrement visible uniquement lors des éclipses totales.
Comme dit plus tôt l’observation du Soleil aux instruments peut être particulièrement destructrice pour les yeux et demande la plus grande vigilance.
Cas particulier de la totalité
(Cette partie n’est utile que pour ceux qui seront dans la bande de totalité)
Dans le cas de la phase de totalité, et uniquement durant cette phase, le Soleil disparaît complètement derrière la Lune et la luminosité diminue drastiquement. L’observation devra alors être faite sans les lunettes spéciales éclipse.
Attention toutefois : la fin de la totalité marquera un retour brutal de la luminosité, et il est donc impératif de bien l’anticiper ! La solution recommandée est de préparer à l’avance un minuteur réglé sur la durée de la totalité dans votre lieu d’observation, moins une quinzaine de secondes de marge. Au moment du début de la totalité, démarrez le minuteur et, dès qu’il sonne, arrêtez toute observation. Il est préférable d’être à plusieurs, chacun avec son alarme : à la première qui sonne, tout le monde arrête l’observation et on remet ses lunettes de protection. On ne sait jamais : dans la précipitation, une alarme aurait pu être mal déclenchée ou mal réglée.
En théorie, il est possible d’observer avec un instrument durant la totalité. En pratique, cela reste très risqué car la totalité est très courte et le risque de commettre une erreur est important. Le mieux reste l’observation sans instrument.



