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Cycle d’astronomie du jeudi Programme 2026-2027

publié le

Salle de conférences de l’observatoire de Besançon
41 bis avenue de l’observatoire

Les jeudis, de 17h à 18h30

Ces conférences sont réservées aux personnes inscrites à l’Université Ouverte de l’Université Marie et Louis Pasteur.


Conférenciers :

  • Etienne BACHELET : Professeur Junior
  • Julien MONTILLAUD : Maître de Conférences
  • Benoît NOYELLES : Maître de Conférences
  • Philippe ROUSSELOT : Professeur (responsable du cycle)

19 novembre 2026 : « La révolution copernicienne » (Philippe Rousselot)

L’astronomie a joué un rôle important dans l’histoire des sciences. L’histoire de la révolution copernicienne, qui a bouleversé notre vision du monde, en est l’un des meilleurs exemples. Initiée par Nicolas Copernic en 1543 avec la publication de l’un des plus célèbres ouvrages scientifiques, « De revolutionibus orbium coelestium », elle se termine en 1687 par la synthèse des lois de la mécanique publiée en Angleterre par Isaac Newton dans son ouvrage « Philosophiae naturalis principia mathematica ». Cette conférence présente les détails de cette révolution, qui est l’occasion de mieux comprendre les mouvements des corps planétaires dans notre système solaire, en la situant dans son contexte historique.

26 novembre 2026 : « Observer l’univers qui nous entoure » (Philippe Rousselot)

Les astronomes disposent aujourd’hui d’une panoplie impressionante d’instruments d’observation du ciel qui permettent de sonder l’univers qui nous entoure avec une sensibilité et une précision extraordinaires. Cette conférence présente les principes physiques sur lesquels sont bâtis ces instruments ainsi qu’un tour d’horizon de ce qui existe actuellement et de ce qui est en projet à moyen terme.

14 janvier 2027 : « Comment sont obtenues et traitées les observations modernes en astronomie ? » (Etienne Bachelet)

Grâce aux progrès des techniques d’observation et d’analyse des données, nous pouvons désormais détecter des galaxies formées juste après le Big Bang ou bien des planètes telluriques à des milliers d’années-lumière de la Terre. Dans ce cours, nous revenons sur les bases de l’observation en astrophysique et étudions plus en détail la spectroscopie et la photométrie, les deux techniques majeures de collecte de données. En particulier, nous examinons les méthodes utilisées pour déterminer les paramètres astrophysiques à partir de véritables données brutes.

21 janvier 2027 : « Comment naissent les systèmes planétaires ? Le cas fascinant de PDS 70 » (Benoît Noyelles)

Pendant longtemps, la formation des planètes relevait surtout de la théorie. Aujourd’hui, grâce aux grands observatoires modernes, les astronomes peuvent observer directement des systèmes planétaires en pleine naissance. Cette conférence propose un voyage depuis les vastes nuages interstellaires jusqu’à l’apparition de mondes nouveaux autour d’étoiles jeunes. Nous verrons comment se forment les disques protoplanétaires, comment émergent les premières planètes et quelles signatures permettent aujourd’hui de détecter ces mondes encore en construction. La seconde partie est consacrée au système exceptionnel PDS 70, premier système où des planètes en formation ont été observées directement au cœur de leur disque natal.

28 janvier 2027 : « L’exploration de la Lune » (Philippe Rousselot)

La Lune est le corps planétaire le plus proche de la Terre et, jusqu’à présent, le seul astre autre que la Terre sur lequel des êtres humains ont marché. Ce satellite naturel de la Terre, probablement créé par une collision dans les débuts de l’histoire de cette planète, influence profondément nos nuits selon la phase dans laquelle il se trouve. Cette conférence dresse un portrait global de la Lune, de son histoire et de ses propriétés physiques, et fera le point sur son exploration spatiale. Celle-ci est actuellement relancée de façon spectaculaire et devrait mener très prochainement à un nouvel envoi d’astronautes sur la surface sélène.

4 février : « Les planètes naines » (Philippe Rousselot)

Depuis 2006, l’Union Astronomique Internationale a officiellement désigné certains corps du système solaire comme étant des « planètes naines ». Ce terme désigne des corps du système solaire intermédiaires entre les nombreux petits corps (astéroïdes, comètes, objets de la ceinture de Kuiper…) et les « vraies » planètes, qu’elles soient telluriques ou géantes. Cette conférence présente les propriétés physiques de ces objets célestes, qui sont parfois étonnants.

11 février 2027 : « Les comètes » (Philippe Rousselot)

Objets célestes, parfois spectaculaires mais également souvent imprévisibles, les comètes constituent une classe à part de corps planétaires. Malgré la petite taille de leur noyau, elles constituent en particulier une précieuse source de renseignements sur les origines de notre système solaire, car elles ont relativement peu évolué depuis sa formation. Cette conférence en dresse un portrait détaillé, après une mise en perspective historique jusqu’à l’ère spatiale.

4 mars 2027 : « Le nuage de Oort : la dernière frontière du Système Solaire » (Benoît Noyelles)

Bien au-delà des planètes connues du système solaire s’étendrait une immense sphère de milliards de noyaux glacés : le nuage de Oort. Imaginé au milieu du XXe siècle pour expliquer, l’origine des grandes comètes, ce vaste réservoir est invisible directement, mais son existence est fortement suggérée par l’étude des trajectoires des comètes et les modèles dynamiques. Cette conférence propose un voyage vers les frontières extrêmes du domaine solaire : des premières découvertes des comètes jusqu’aux hypothèses modernes sur la formation et l’évolution du nuage de Oort. Nous verrons comment les planètes géantes ont probablement éjecté des milliards de petits corps vers les confins du Système Solaire, pourquoi certaines comètes reviennent nous visiter après des millions d’années, et ce que le nuage de Oort nous apprend sur les origines du Système Solaire lui-même.

11 mars 2027 : « L’atmosphère des planètes telluriques » (Philippe Rousselot)

Les planètes dites telluriques sont celles qui ressemblent à la Terre, de par leur taille et leur masse volumique. Trois d’entre elles (Vénus, la Terre et Mars) possèdent une atmosphère, ainsi que Titan, qui est un satellite de Saturne, mais qui possède également une atmosphère similaire. Cette conférence donne un aperçu du fonctionnement et des propriétés physiques de ces atmosphères, en particulier dans le cas de celle de la Terre, qui est celle qui influence le plus notre existence.

18 mars 2027 : « Du mouvement des planètes à la matière noire : comment le ciel a révélé la gravitation » (Benoît Noyelles)

Depuis l’Antiquité, les mouvements des astres fascinent les observateurs du ciel. Mais au-delà de leur beauté, ils ont profondément transformé notre compréhension de l’Univers et des lois qui le gouvernent. Cette conférence retrace une aventure intellectuelle de plusieurs siècles. Des premières remises en cause du géocentrisme aux lois de Newton, des révolutions apportées par la relativité générale d’Einstein aux énigmes contemporaines de la matière noire, nous verrons comment l’observation du ciel a constamment obligé les scientifiques à revoir leur conception de la gravitation. Celle-ci demeure l’une des plus grandes énigmes de la physique. En explorant son histoire, nous découvrirons comment les observations astronomiques continuent de guider la recherche vers une compréhension plus profonde de l’Univers.

25 mars 2027 : « Des exoplanètes par milliers » (Etienne Bachelet)

Avec des centaines de détections chaque année, nous savons désormais que la présence d’exoplanètes autour d’étoiles de la Voie lactée est la règle plutôt que l’exception. Après un rapide rappel sur la définition d’une planète et une présentation du système solaire, nous retracerons l’histoire des premières détections et explorerons les différentes méthodes de détection. Nous nous attarderons également sur quelques systèmes planétaires remarquables, puis analyserons l’intérêt de ces nouvelles détections dans notre compréhension des phénomènes physiques en jeu lors de la formation planétaire. Enfin, nous discuterons des futures missions dédiées à la détection et à la caractérisation de ces mondes lointains.

1er avril 2027 : « De la ceinture de Gould à l’onde de Radcliff : quand Gaia chamboule notre vision du milieu interstellaire local » (Julien Montillaud)

En 1879, l’astronome américain Benjamin A. Gould évaluait que les étoiles les plus brillantes sont alignées sur un grand cercle incliné d’environ 20° par rapport au plan de la Voie lactée : la ceinture de Gould. Depuis, elle a été considérée comme une évidence scientifique, malgré les difficultés à comprendre son origine. Au XXe siècle, cette structure sera associée à une série de nuages interstellaires relativement proches du Soleil. L’arrivée de Gaia et son catalogue de 2 milliards d’étoiles, nous montrent une tout autre réalité : il ne s’agirait pas d’une ceinture, mais d’une structure ondulante, l’onde de Radcliff. Dans cette conférence, nous examinerons les raisons de la longévité du consensus scientifique autour de la ceinture de Gould, ainsi que la nature et l’origine de cette structure, désormais nommée onde de Radcliff.