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Le cadran solaire analemmatique de l’observatoire Besançon

par Edith Burgey - publié le , mis à jour le

Le cadran solaire après restauration
région Bourgogne Franche-Comté - Inventaire du patrimoine

Le cadran solaire analemmatique de l’observatoire de Besançon
Le cadran solaire analemmatique de l’observatoire de Besançon, calculé par Louis Jules Gruey en 1902, est le troisième du genre construit en France, après ceux de Brou (vers 1500) et de Dijon (1827).
Contrairement aux cadrans classiques, son fonctionnement repose sur l’ombre projetée non pas par un gnomon, mais par une personne se tenant sur une ligne centrale graduée selon les signes du zodiac. Les plots horaires, disposés en ellipse, indiquent l’heure solaire en fonction de la position du soleil.
Inspiré par le cadran de Dijon et s’appuyant sur les travaux de Jérôme de Lalande, Gruey en a simplifié la théorie pour la rendre plus accessible. Installé dans la partie sud du parc de l’observatoire, ce cadran tomba dans l’oubli après la mort de son créateur, en novembre 1902. Redécouvert en 1974 par le jardinier René Détouillon – alors que ses pierres étaient brisées et dispersées –, il a été entièrement restauré en 2004 grâce à une souscription de la Fondation du Patrimoine.

Le cadran solaire avant restauration
Région Bourgogne Franche-Comté - Inventaire du patrimoine

Le cadran de Jancigny, une réplique en hommage à Gruey
En 2019, la commune de Jancigny, village natal de Louis Jules Gruey, a inauguré une réplique fidèle du cadran de Besançon, adaptée à sa latitude. Installé à l’emplacement de l’ancienne maison familiale de Gruey, ce cadran perpétue sa mémoire et offre un lieu de découverte aux visiteurs.

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