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Accueil > Grand public > Université ouverte : cycle astronomie

Cycle d’astronomie du jeudi Programme 2022-2023

par Raphaël Melior - publié le

Salle de conférences de l’observatoire de Besançon
41 bis avenue de l’observatoire

Les jeudis, de 17h à 18h30


Conférenciers :

  • Julien MONTILLAUD : Maître de Conférences
  • Benoît NOYELLES : Maître de Conférences
  • Céline REYLE : Astronome
  • Philippe ROUSSELOT : Professeur (responsable du cycle)

24 novembre 2022 : « Les planètes géantes » (Philippe Rousselot)

Les planètes géantes gazeuses, situées au-delà de la ceinture principale d’astéroïdes, sont très différentes des planètes telluriques comme la Terre. Non seulement elles sont plus grandes mais leur composition gazeuse interdit d’atterrir physiquement à leur surface. Elles possèdent également un grand nombre de satellites qui constituent un véritable système solaire en miniature.

1er décembre 2022 : « La planète Vénus » (Benoît Noyelles)

Longtemps considérée comme une jumelle de la Terre du fait de sa taille et sa proximité, la planète Vénus est en fait un monde inhospitalier, sa température approchant les 500°C. Elle intrigue également par sa rotation inhabituelle dans le Système Solaire, très lente et rétrograde. L’épaisseur de son atmosphère nous a empêché de connaître sa surface, jusqu’à ce qu’elle soit visitée par des sondes spatiales. Cette exploration a commencé dès 1962 et est loin d’être terminée. Cette conférence parcourra le détail de notre connaissance de cette planète, notamment sa dynamique, son intérieur, et son atmosphère.

8 décembre 2022 : « Les éphémérides planétaires » (Benoît Noyelles)

Les éphémérides sont la localisation, à une date donnée, des objets célestes. Elles ont toujours servi à nous repérer, mais d’autres applications existent de nos jours, comme le guidage des sondes spatiales, ou la détection d’effets physiques dans le système solaire. Après une brève introduction historique sur les éphémérides, je détaillerai les techniques utilisées actuellement ainsi que les enjeux d’une localisation précise des objets du Système Solaire.

19 janvier 2023 : « Le ciel peut-il nous tomber sur la tête ? » (Philippe Rousselot)

Il est bien connu que nos ancêtres les gaulois n’avaient peur de rien sauf que le ciel leur tombe sur la tête... et ils n’avaient peut-être pas complètement tort. Les chutes de petits corps planétaires sur notre planète ont en effet joué un rôle important dans l’histoire de celle-ci. La taille de ces objets peut être très variable, allant de celle d’un petit grain qui crée une étoile filante à une dizaine de kilomètres, voire plus, dont la chute entraîne un cataclysme planétaire.

26 janvier 2023 : « La ceinture d’Edgeworth-Kuiper » (Philippe Rousselot)

Pluton, déclassé de son statut de planète en 2006, n’est plus aujourd’hui que l’objet le plus brillant d’une classe de corps planétaires appelés les objets transneptuniens ou objets de la ceinture de d’Edgeworth-Kuiper. Cette ceinture, dont l’existence avait été postulée dès 1943 et dont les autres membres ont commencé à être découverts dans les années 1990, représente la zone la plus éloignée du système solaire (hors nuage d’Oort mis en évidence de façon indirecte). L’étude de ces objets est une source de renseignements précieuse pour retracer l’histoire du système solaire.

2 février 2023 : « La binarité dans l’univers, des petits corps aux trous noirs » (Benoît Noyelles)

Un objet binaire est un objet ayant 2 composantes distinctes, de tailles équivalentes, en forte interaction. Un cas connu dans le Système Solaire est le couple Pluton-Charon, mais la binarité est assez répandue parmi les astéroïdes. Plus loin de nous on trouve des binaires plus gros, notamment des étoiles, et peut-être même des trous noirs. Lors de cette conférence, nous explorerons les différentes échelles auxquelles on peut trouver cette binarité, en mettant notamment en valeurs les différences induites par ces échelles.

23 février 2023 : « Des étoiles hautes en couleur » (Céline Reylé)

La nuit, tous les chats sont gris. Et pourtant la Galaxie est peuplée de naines blanches, naines brunes, naines rouges, géantes rouges, géantes bleues... Nous verrons lors de ce cours pourquoi ces appellations sont utilisées et si elles sont bien justifiées. Ce sera l’occasion de voir quels paramètres physiques se révèlent à travers l’apparence des étoiles, et comment ils évoluent au cours de la vie d’une étoile.

2 mars 2023 : « Le rôle du magnétisme dans la formation des étoiles » (Julien Montillaud)

La formation des étoiles met en jeu de nombreux phénomènes physiques. L’influence du champ magnétique a été pressentie dès le milieu du XXe siècle, mais ce n’est que depuis ces dernières années que les moyens d’observation ont permis d’évaluer la géométrie et l’intensité des forces magnétiques dans les régions de formation stellaire, et que les simulations numériques sont devenues suffisamment performantes pour examiner théoriquement l’influence du champ magnétique sur la formation des étoiles. Nous discuterons les résultats des observations les plus récentes, et comment le champ magnétique peut, selon les cas, favoriser ou freiner la formation des étoiles.

9 mars 2023 : « Un nouveau cap pour la mission spatiale Gaia » (Céline Reylé)

Lancée en décembre 2013, le satellite Gaia ne cesse de scruter toute la voûte céleste. En combinant données astrométriques, photométriques et spectroscopiques, Gaia apporte une quantité colossale d’observations sur notre Galaxie permettant ainsi une étude détaillée de sa structure en trois dimensions, de sa cinématique, de son origine et de son évolution. Au cours de la mission, des catalogues successifs, de plus en plus précis et complets, sont publiés. Le dernier datant de juin 2022 apporte une foule de nouvelles informations (paramètres astrophysiques, systèmes multiples, ...). Nous verrons quels sont les résultats issus de cette nouvelle moisson de données.

16 mars 2023 : « L’histoire de notre galaxie, la Voie Lactée » (Julien Montillaud)

La Voie Lactée étant la galaxie à laquelle nous appartenons, comprendre son origine et son évolution est une bonne stratégie scientifique puisque c’est la galaxie que l’on peut étudier le plus en détail, et contribue à mieux comprendre notre propre origine. L’avènement des grands relevés comme Gaia pour l’astrométrie ou des relevés spectroscopiques comme LAMOST ou le "Gaia-ESO survey" permet d’abreuver les astronomes d’informations abondantes et détaillées qui permettent de contraindre des modèles numériques, et, à terme, de reconstituer l’histoire de notre galaxie. Nous passerons en revue les grands événements récemment reconstitués qui ont marqué l’histoire de la Voie Lactée et modelé sa structure.