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OMIV : Observatoire Multidisciplinaire des Instabilités de Versants

par webmaster - publié le

Le SNO OMIV a pour objectif d’étudier la dynamique des mouvements gravitaires (endommagement, déclenchement, propagation) et l’effet des nombreux forçages externes (climat, séismes).
Un apport de données multidisciplinaires, denses et répétées dans le temps est nécessaire pour modéliser la dynamique des mouvements de terrains. À titre d’exemple, l’auscultation sismique, couplée aux mesures de déplacement, permet entre autre de suivre l’endommagement des massifs
depuis la localisation des zones actives et d’éventuelles surfaces de glissement pré-rupture, jusqu’à la propagation du glissement "catastrophique ". On accède ainsi à une mesure fine de la rhéologie
des mouvements de versants : fragile-plastique pour les roches denses, glissement-écoulement pour les roches tendres.

Depuis 2007, l’OMIV coordonne les tâches d’observations de quatre versants instables alpins (Avignonet, La Clapière, Séchilienne, Super-Sauze) représentatifs des mécanismes observas dans les Alpes (roches tendres/denses, mouvements lents/rapides). L’OMIV développe sur chaque site une instrumentation multidisciplinaire permanente visant à caractériser :

  • la cinématique de déplacement et de déformation ;
  • le comportement sismique du glissement ;
  • les réponses hydrauliques aux forçages météorologiques.
Localisation et type des équipements de l’OMIV sur le site de Super Sauze.

Les croisements entre ces observations apportent de nouvelles contraintes sur la compréhension de la dynamique des mouvements gravitaires et leur susceptibilité aux forçages externes.

L’OSU THETA est entré dans le consortium de l’OMIV en 2013 où son rôle est de fournir des chroniques de données (chimie, température, conductivité électrique, débit) sur deux des quatre sites qui doivent permettre de caractériser les écoulements souterrains et leur rôle dans l’instabilité des versants en fonction des conditions hydrologiques rencontrées. En 2012, un financement de l’OSU a permis d’équiper le site de la Clapière sur deux sources. L’OSU participe également à la
maintenance (missions sur site), la partie hydro-géochimique étant récente dans l’OMIV, et non financée totalement au niveau national.

À terme, l’OSU se propose de prendre en charge la gestion des données hydrogéochimiques.