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Tourbières

publié le , mis à jour le

Bien que ne couvrant que 3% des surfaces continentales, les tourbières de l’hémisphère Nord renferment 30% du carbone des sols mondiaux. Ce stockage est étroitement lié aux conditions environnementales
(température, anoxie, oligotrophie). Ainsi, les types de rétroactions entre l’atmosphère qui se réchauffe et ces systèmes doivent être identifiés pour mieux contraindre les modèles de prévision climatique.

Réponse des compartiments-clé de la tourbière après 2 années de
réchauffement climatique simulé dans la tourbière. Les signes + et − indiquent les effets positifs et négatifs du réchauffement sur les différents compartiments biotiques et abiotiques. Les flèches jaunes indiquent les interactions réciproques entre les différents compartiments.
Sphaigne

Dans ce contexte, une station de recherche permanente a été mise en place sur le site de Frasne (Doubs) dans le cadre du projet ANR PEATWARM qui se proposait d’utiliser des tourbières à sphaignes comme milieu modèle et d’en analyser la vulnérabilité dans un contexte de changement
climatique grâce à un dispositif expérimental simulant in situ une augmentation de la température moyenne de l’air. Ces résultats ont permis de montrer que les observations en continu devaient se
poursuivre dans le temps.

Pour cela le SNO Tourbières a été mis en place autour de 3 sites instrumentés dans un gradient significatif d’anthropisation (Frasne, Doubs ; La Guette, Cher ; Landemarais, Ille et Villaine) pour étudier le fonctionnement des tourbières tempérées soumises aux perturbations climatiques et anthropiques. Il vise à étudier l’impact des changements globaux sur la fonction "puits de carbone" des tourbières. Ces activités sont développées dans un cadre international à travers la mise en place de ces mêmes expériences le long d’un gradient longitudinal : SNO Tourbières, Linje Mire (Pologne) et Mukhrino Field Station (Sibérie occidentale).

Un financement de la région Franche-Comté permet de compléter l’équipement de la station de Frasne afin de mesurer en continu les flux de carbone atmosphérique (analyseur de CO2) et la qualité des eaux à l’exutoire de la tourbière (fluorimètre et conductimètre, enregistreur de niveau de nappe).