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Le modèle de la Galaxie de Besançon

publié le , mis à jour le

Le modèle de synthèse de populations stellaires de la Galaxie a pour but de comprendre, par l’étude des caractéristiques globales des populations stellaires, les différentes époques de l’évolution galactique. Il s’efforce de reproduire les propriétés observables (répartition en magnitudes, couleurs,
mouvements propres, vitesses radiales, métallicités) des générations successives d’étoiles formées depuis le début de la vie de la Galaxie. Il permet de confronter les distributions théoriques déduites d’un scénario d’évolution avec la statistique des populations stellaires observées.

Image en 3 couleurs de la Voie Lactée simulée (en haut) et observée par le relevé du ciel 2MASS (en bas). Les couleurs sont données par les flux intégrés dans les bandes proche-IR J, H et K.

Le service a été créé en 1996 et labellisé par l’INSU en 2013. L’article de référence du modèle (Robin et al., 2003) a dépassé la barre des 1000 citations en 2015. Le service assure le développement logiciel pour la réalisation, la validation, la mise à disposition via un service web [1], des données de simulations adaptées à différents systèmes photométriques dans le visible, l’infrarouge, l’ultraviolet.
Il développe de nouvelles interfaces pour répondre aux besoins des utilisateurs. D’autres extensions sont en cours ou prévues pour les missions spatiales PLATO, Euclid et pour les télescopes au sol (LSST, PanSTARRS). Un modèle de la matière interstellaire, des bases de données de simulations des grands relevés visible et infrarouge (SDSS, 2MASS), ainsi qu’un outil de simulation des microlentilles gravitationnelles qui découle du modèle de la Galaxie seront également mis en ligne prochainement.
Le modèle est utilisé par de nombreux chercheurs pour simuler des observations, pour tester des hypothèses théoriques, ou pour estimer le nombre d’étoiles de la Galaxie qui contaminent " les observations d’amas stellaires ou de galaxies extérieures. Le nombre de simulations à la demande
des utilisateurs via le site web est de l’ordre de 2000 chaque mois, par des chercheurs issus d’une trentaine de pays différents.