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Accueil > Grand public > Conférences > Archives > Conférences d’astronomie du samedi, Besançon

2008-2009

publié le , mis à jour le

Salle de conférence de l’Observatoire

41 bis avenue de l’Observatoire, Besançon

Le samedi à 14 h 30. - Entrée gratuite


2009 - ANNEE MONDIALE DE L’ASTRONOMIE


8 Novembre 2008

Gaia et l’Univers en trois dimensions

Céline REYLE - Astronome adjoint à l’Observatoire de Besançon

Gaia est un satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) qui sera lancé fin 2011. Il mesurera les
distances, les positions et les vitesses des étoiles de notre Galaxie, la Voie Lactée, pour donner le plus
précis des catalogues en trois dimensions de notre Galaxie.
Bien que la compréhension des origines, de la structure et de l’évolution de la Galaxie soit l’objectif
principal de Gaia, les autres implications scientifiques de ce projet sont immenses et devraient
fondamentalement bouleverser plusieurs domaines de l’Astrophysique.


6 décembre 2008

L’ histoire de notre calendrier

Françoise SUAGHER - Professeur honoraire, présidente de l’Association Astronomique de Franche-Comté (AAFC)


Notre calendrier actuel dit grégorien doit son nom au pape Grégoire XIII qui en fit établir les règles au
XVIeme siècle. Il représente une amélioration d’un calendrier beaucoup plus ancien mis en place en l’an
708 de la fondation de Rome sur l’ordre de Jules César. Nous étudierons les ancêtres de notre
calendrier, calendrier de Romulus, de Numa, calendrier julien et enfin grégorien. Nous serons ainsi à
même de comprendre plusieurs curiosités de notre calendrier comme pourquoi le mois d’octobre ( de
octo = huit) est le dixième mois de l’année, pourquoi le mois de février n’a que 28 jours, pourquoi
Pâques est une fête mobile, pourquoi l’an 2100 ne sera pas bissextile et pourquoi il a fallu attendre le
1er janvier 2001 pour entrer dans le 21eme siècle.


10 janvier 2009

Georges Bruhat, un maître de la physique française né à Besançon, mort en déportation

François PUEL - Astronome retraité de l’Observatoire de Besançon

Jusqu’aux années 80, tout le monde en France a appris la physique dans "les Bruhat" et il a été un
professeur aimé et admiré (à preuve les nombreuses éditions revues et mises à jour de son cours de
physique par ses anciens élèves). Par ailleurs c’est un des rares physiciens français des années
"d’avant guerre" à s’être intéressé à l’astrophysique (cours d’astrophysique à Lille, succès de ses livres
"Le Soleil", "les Etoiles", "les Planètes").
On retracera la vie et l’oeuvre de ce grand professeur, sous-directeur de l’Ecole Normale, mort au camp
de Sachsenhausen pour avoir "couvert" un ou des étudiants.


7 février 2009

Nicolas Copernic - sa vie, son oeuvre, sa révolution

Edouard OBLAK - Astronome à l’Observatoire de Besançon

La vie de Copernic est présentée dans le contexte d’une époque bouillonnante : les XV et XVI siècles,
riches en découvertes. La Pologne fait front aux chevaliers teutoniques, l’Italie rayonne et Copernic y
effectue plusieurs séjours. Dans l’esprit du chanoine va naître, petit à petit, une nouvelle vision du
monde en conflit avec le dogme aristotélicien et chrétien. Nous décrirons comment et pourquoi, au fil
des années, les concepts anciens, grecs, vont faire place à un monde nouveau qui stabilise le soleil
pour mettre la Terre en mouvement, à sa vraie place. Cette nouvelle vision du monde va révolutionner
la pensée européenne du XVIIe siècle.


21 février 2009

"La pensée astronomique, racontée par les timbres"

Edouard OBLAK - Astronome à l’Observatoire de Besançon

Notre représentation de l’Univers s’est développée par étapes successives, fondées sur des réflexions
toujours nouvelles, affinées par des innovations techniques améliorant sans cesse les observations
astronomiques. L’histoire de l’astronomie, des concepts archaïques à ceux contemporains, est racontée
avec pour unique support les documents philatéliques : timbres, cartes postales et enveloppes 1er jour.
Nous décrivons comment un monde, centré sur la Terre et une pensée unique, va faire place à un
univers moderne sans centre, en mouvement, avec un commencement et un destin encore inconnu.


7 mars 2009

Les tests de la théorie de la relativité

David VIENNOT - Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté

La théorie de relativité d’Einstein est l’un des fondements de la physique et de l’astrophysique
moderne. De nombreuses prédictions de cette théorie ont été vérifiées expérimentalement
(ralentissement des horloges embarquées, déviation de la lumière, précession du périhélie de Mercure,
etc). Mais encore aujourd’hui des expériences et des observations astronomiques sont menées pour
tester cette théorie. D’une part, parce que l’une des prédictions essentielles de la théorie de la relativité
- l’existence d’ondes gravitationnelles - n’a pas encore été vérifiée, et d’autre part, parce que l’on sait
que la théorie d’Einstein est incomplète car elle ne prend pas en compte l’autre pilier de la physique, la
mécanique quantique. Dans cet exposé, on présentera les principales prédictions de la théorie de la
relativité, les tests historiques qui ont permis de vérifier ces prédictions et les enjeux des expériences
actuelles.


21 mars 2009

Les calendriers d’ici et d’ailleurs

Françoise SUAGHER - Professeur honoraire, présidente de l’Association Astronomique de Franche-Comté (AAFC)

Il existe 4 grandes catégories de calendriers : les calendriers solaires, les calendriers lunaires, les
calendriers luni-solaires, et les calendriers chronologiques. Nous étudierons les principales propriétés
de ces différentes sortes de calendrier, et nous en étudierons un exemple pour chacun d’eux. Le
calendrier julien, avec son année de 365,25 jours sera pris comme exemple de calendrier solaire. Nous
nous intéresserons au calendrier musulman avec ses années de 354 ou 355 jours comme exemple de
calendrier lunaire. Nous évoquerons également le calendrier hébraïque comme exemple de calendrier
luni-solaire, avec ses 6 sortes d’années de 12 ou 13 mois. Enfin, nous parlerons d’un calendrier
chronologique que l’on appelle le jour julien et qui est très utilisé dans le monde des astronomes.


4 avril 2009

Aristote et Galilée : deux visions du monde

Philippe ROUSSELOT - Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté

Aristote est la personnalité qui a dominé l’Antiquité et la conception physique du monde jusqu’à Galilée.
Cette conférence a pour objectif de présenter les grandes lignes de la vision du monde qu’avait
développé Aristote et comment Galilée a contribué à rompre avec cette pensée en ouvrant la voie à une
conception moderne de la physique et de l’astronomie.


18 avril 2009


Les cadrans solaires régionaux par tous les temps

François Blateyron - Membre de la Société Astronomique de France

La Franche-Comté, terre d’horlogerie, compte de nombreux cadrans solaires sur son territoire. Offrant
une diversité de formes (cadran vertical, déclinant, sphérique, analemmatique, méridienne, cadran de
poche ou monumental), les cadrans solaires permettent également de découvrir la diversité des
temps exprimés sur leur table : heure solaire, heure moyenne du méridien central, heure italique ou
babylonique, équation du temps, temps sidéral, heures inégales.
L’exploration des cadrans solaires régionaux est de plus un excellent prétexte pour aborder de
nombreuses disciplines telles que l’histoire, l’astronomie, la chronologie, les techniques artistiques,
voire l’architecture. La présentation aborde les cadrans solaires par toutes ces dimensions.


16 mai 2009


A la recherche de la particule perdue

David VIENNOT - Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté

En 2008, le CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire) à Genève a mis en service un nouvel
accélérateur de particules - le plus puissant jamais construit - le LHC. Le but de ce nouvel instrument
est de rechercher de nouvelles particules, de tester la physique dans des conditions proches de celles
du Big-Bang et surtout de trouver une particule encore jamais observée, prédite par la théorie actuelle
des forces fondamentales et indispensable à celle-ci, le boson de Higgs.


6 juin 2009


L’expérience de Von Jolly dans le puits de la citadelle de Besançon

Guy MOREELS - Professeur à l’Université de Franche-Comté

La gravité terrestre a pour expression g(r) = GM / r2. G est la constante de la gravitation et r la distance
au centre de la Terre. Elle diminue lorsque l’altitude augmente et augmente lorsque l’altitude diminue.
Cette variation de la gravité en fonction de l’altitude peut être mesurée en effectuant l’expérience qui a
été réalisée en 1878 par Philipp Gustav von Jolly, professeur à l’Université de Munich. L’expérience
proposée consiste à mesurer la variation de la gravité entre la partie supérieure et la partie inférieure du
puits de la Citadelle dont la profondeur est de 126 mètres. La mesure nécessite l’emploi d’une balance
très sensible dont le fonctionnement sera expliqué.


20 juin 2009

Des étoiles à la vie

Jean-Marie VIGOUREUX - Professeur à l’Université de Franche-Comté

L’explosion d’une étoile a pour effet d’éjecter dans l’univers, en un nuage énorme, la matière qu’elle a
synthétisée lors de ses combustions nucléaires successives. A la suite de celle de l’étoile, c’est l’histoire
de cette matière lancée dans l’espace que je me propose de conter :
Dans un premier temps, cette matière va s’habiller d’électrons et former les premiers atomes. Ensuite,
viendront des assemblages plus ou moins complexes d’atomes : les molécules. Les chances d’une telle
“ évolution chimique ”, restent cependant très faibles dans l’espace interstellaire car des rayonnements
mortels le traversent en permanence. Heureusement, quelques îlots de glaces sont là pour accueillir les
premières molécules, les protéger et leur permettre de se développer. L’idéal pour poursuivre l’évolution
serait pourtant de trouver un lieu plus confortable où il ne ferait ni trop chaud, ni trop froid, et où les
molécules formées seraient à l’abri des rayons cosmiques qui rodent en détruisant tout sur leur
passage.
Au hasard de leur course folle, nos premières molécules vont trouver cet asile qui sera, en ce qui nous
concerne, la planète Terre en formation. Là, leur histoire va s’accélérer conduisant progressivement de
l’évolution chimique vers l’évolution biologique.
De nombreux maillons manquent encore pour bien raconter cette histoire. Son intérêt compense
cependant nos ignorances, car bien sûr, c’est de notre propre histoire qu’il s’agit.